Vu les articles L. 313-1, alinéa 1er, L. 312-8 et L. 312-33 du code de la consommation, dans leur rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-301 du 14 mars 2016, et l'article R. 313-1, alinéa 1er, du même code, dans sa rédaction antérieure à celle issue du décret n° 2016-607 du 13 mai 2016 :
6Il résulte de ces textes que les intérêts et frais dus au titre de la période de préfinancement sont liés à l'octroi du prêt et entrent dans le calcul du TEG.
7Pour dire que la clause du prêt excluant du calcul du TEG et du coût total du crédit les intérêts dus au titre de la phase de préfinancement ne présente pas les caractères d'une clause abusive, l'arrêt retient, d'abord, que l'offre de prêt fixait les dates d'échéance au 5 de chaque mois, et le point de départ de l'amortissement à la première échéance utile suivant le versement des fonds, que le prêt était destiné à financer l'acquisition d'un logement sans travaux et qu'il était prévu un déblocage des fonds entre les mains du notaire chargé de recevoir la vente.
8Il relève, ensuite, que les intérêts intercalaires dus au cours de la période de préfinancement n'étaient pas déterminables par la banque au moment de l'émission de l'offre de prêt, antérieure à la fixation, par le notaire, de la date d'authentification de la vente à laquelle était lié le déblocage des fonds prêtés, et que le droit supplétif n'impose pas la prise en compte dans le calcul du coût total du crédit ou celui du TEG des intérêts dus au titre de la phase de préfinancement, puisque ceux-ci sont impossibles à chiffrer au moment de l'émission de l'offre de prêt.
9En se déterminant ainsi, sans constater les circonstances qui auraient rendu indéterminable le montant de ces intérêts durant la période de préfinancement qui était d'une durée maximale de 24 mois, la cour d'appel, qui a statué par des motifs impropres à exclure l'existence d'un déséquilibre significatif que la clause qui excluait du TEG le montant des intérêts dus pendant la période de préfinancement aurait eu pour objet ou pour effet de créer au détriment des emprunteurs, n'a pas donné de base légale à sa décision.