12Les moyens sont réunis.
Vu les articles 60, 77-1 et 593 du code de procédure pénale :
13Il résulte des deux premiers de ces textes que si les officiers de police judiciaire, lors d'une enquête préliminaire, ont recours, lors de perquisitions et de saisies, à des personnes qualifiées pour les assister, celles-ci, si elles ne sont pas inscrites sur une liste d'experts, doivent prêter, par écrit, le serment d'apporter leur concours à la justice en leur honneur et en leur conscience.
14Cette formalité est édictée en vue de garantir la fiabilité de la recherche et de l'administration de la preuve.
15Tout arrêt de la chambre de l'instruction doit comporter les motifs propres à justifier la décision et répondre aux articulations essentielles des mémoires des parties. L'insuffisance ou la contradiction des motifs équivaut à leur absence.
16Pour annuler les perquisitions opérées le 17 octobre 2018 en raison de la présence, aux côtés des enquêteurs, de personnes requises par ces derniers auxquelles ils n'avaient pas fait prêter serment, l'arrêt attaqué, après rappel des textes applicables, énonce que ces perquisitions ont été régulièrement autorisées par le juge des libertés et de la détention.
17Les juges relèvent que deux agents de l'URSSAF et un contrôleur des impôts ont été requis le 12 octobre 2018 pour assister les enquêteurs.
18Ils retiennent qu'il ressort de la lecture des procès-verbaux établis à cette occasion que les agents de l'URSSAF ont participé aux opérations sans avoir prêté par écrit le serment exigé et en déduisent que ces perquisitions et les saisies réalisées à la suite doivent être annulées.
19En prononçant ainsi, et alors qu'il ressort des procès-verbaux susvisés, pièces de la procédure utiles à l'examen du moyen de nullité et dont la Cour de cassation a le contrôle, que les personnes requises n'ont pas signé lesdits procès-verbaux, n'ont apporté aux policiers aucune assistance technique et n'ont pris part à aucun autre acte, la cour d'appel qui ne pouvait, sans mieux s'en expliquer, retenir que les agents requis avaient participé aux opérations, n'a pas justifié sa décision
20La cassation est par conséquent encourue.