Sur le premier moyen, pris en sa deuxième branche
Ce que soutenait le demandeur
9L'AMAFI fait grief au jugement de dire que la dénonciation de la convention collective nationale de la bourse a emporté celle de l'accord collectif du 23 décembre 1999 relatif à la réduction du temps de travail et que cet accord a donc également été invalidé par l'effet de cette dénonciation et de rejeter le surplus de ses demandes, alors que « si, par principe, une loi nouvelle n'a pas d'effet rétroactif et ne peut remettre en cause les effets définitivement acquis des situations constituées sous l'empire de la loi ancienne, il reste que la loi nouvelle peut être immédiatement applicable aux effets futurs des situations contractuelles en cours lorsqu'un motif d'intérêt général suffisant le justifie ; que l'AMAFI faisait état dans ses conclusions de divers risques et difficultés que susciteraient l'incorporation d'office de l'accord sur le temps de travail dans la convention collective nationale de la bourse ; qu'en se bornant à énoncer, pour justifier sa décision, que, conformément à l'article 2 du code civil, la loi ne dispose que pour l'avenir et ne s'applique pas, ''sauf rétroactivité expressément décidée par le législateur'', aux actes conclus antérieurement à son entrée en vigueur, le tribunal judiciaire a violé par fausse application l'article 2 du code civil. »