Vu les articles L. 313-3, alinéa 1er, du code monétaire et financier, et 503 du code de procédure civile :
5Selon le premier de ces textes, en cas de condamnation pécuniaire par décision de justice, le taux de l'intérêt légal est majoré de cinq points à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jour où la décision de justice est devenue exécutoire, fût-ce par provision.
6Il résulte du second que les jugements ne peuvent être exécutés contre ceux auxquels ils sont opposés qu'après leur avoir été notifiés, à moins que l'exécution n'en soit volontaire.
7Il s'en déduit que le taux de l'intérêt légal majoré n'est applicable qu'à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jour où la décision de condamnation a été notifiée.
8L'arrêt retient que le taux de l'intérêt légal majoré est applicable à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jugement du 2 décembre 2019, soit le 2 février 2020.
9En statuant ainsi, la cour d'appel a violé les textes susvisés.