Vu les articles L. 3131-1 et L. 3141-26 du code du travail, dans leur rédaction antérieure à la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 :
10Selon le premier de ces textes, tout salarié doit bénéficier d'un repos quotidien d'une durée minimale de onze heures consécutives, et selon le second, un congé annuel non pris ouvre droit à une indemnité égale au dixième de la rémunération brute totale perçue par le salarié au cours de la période de référence.
11Pour condamner la société Fremantlemedia France à payer au salarié au titre du défaut de respect du repos quotidien minimal, outre une somme principale de 6 590,85 euros, la somme de 659,08 euros au titre des congés payés afférents, l'arrêt retient que l'intéressé a effectué des heures supplémentaires pendant ses journées travaillées et que ces journées de travail étaient regroupées sur des périodes courtes d'une à deux semaines maximum durant lesquelles le travail était intensif, ce dont il déduit le non-respect par l'employeur du droit de l'intéressé à son repos quotidien.
12En statuant ainsi, alors qu'elle avait alloué au salarié une indemnité réparant le préjudice subi du fait du non-respect de la durée minimale du repos quotidien, dépourvue de caractère salarial, la cour d'appel a violé les textes susvisés.