Sur le moyen pris en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
2La société [...] fait grief à l'ordonnance d'accueillir la demande de rectification alors que « dans le cadre d'une procédure de rectification d'un jugement pour erreur matérielle, le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées ; que même lorsqu'il statue sans audience sur une requête en rectification d'une erreur matérielle, le juge doit s'assurer que la requête a été portée à la connaissance des autres parties ; qu'en ne mentionnant à aucun endroit de l'ordonnance rectificative du 13 décembre 2018 que la société [...] aurait eu connaissance de la requête en rectification déposée le 5 novembre 2018 au greffe du tribunal de commerce d'Evry par la société [...], le juge-commissaire, qui ne s'est pas assuré que la société [...] avait eu connaissance du dépôt de cette requête et de son contenu, a violé les articles 462 et 16 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu les articles 14 et 462, alinéa 3, du code de procédure civile :
3Lorsqu'il statue sans audience sur une requête en rectification d'une erreur ou omission matérielle, le juge doit s'assurer que la requête a été portée à la connaissance des autres parties.
4Il ne résulte ni de l'ordonnance, rendue sans débats, ni des productions, que le juge-commissaire ait vérifié que la requête avait été portée à la connaissance de la société [...], avant d'accueillir la demande du mandataire judiciaire et d'ordonner la rectification demandée.
5En statuant ainsi, le juge-commissaire a violé les textes susvisés.