4L'union locale CGT et M. [J] font grief au jugement de les débouter de leur demande d'annulation des élections des membres titulaires et suppléants du collège employés et ouvriers, alors, en substance, que le principe de sincérité du scrutin exige que chaque candidature émane librement et consciemment du salarié concerné et qu'en l'absence de libre consentement du candidat, la candidature est nulle de plein droit ; qu'une candidature frauduleuse, présentée sans le consentement de la personne désignée constitue une manoeuvre de nature à altérer la régularité des opérations électorales ; que la présentation de candidatures fictives ou imposées constitue une atteinte grave à la loyauté du processus électoral, suffisante à entraîner à elle seule l'annulation des élections sans qu'il soit besoin de prouver une incidence concrète sur l'issue du vote ; que le tribunal judiciaire a jugé valide les élections professionnelles organisées au sein de la société en dépit de l'irrégularité, qu'il a constatée, consistant en la présentation, par le syndicat CFTC, de deux candidatures sans l'accord ni l'information des personnes concernées, à savoir, M. [NJ] et M. [NH] ; qu'en jugeant que cette irrégularité n'affectait pas la validité des élections au motif que la preuve de l'impact de cette irrégularité sur les résultats du scrutin n'était pas rapportée, le tribunal judiciaire a méconnu les principes de sincérité du scrutin et de libre consentement du candidat et a inversé la charge de la preuve dès lors qu'il ne revenait pas aux demandeurs de démontrer l'influence effective de l'irrégularité sur les résultats de l'élection mais au juge d'apprécier si cette irrégularité, en elle-même, était de nature à porter atteinte à la sincérité du scrutin.