alors « que, si les erreurs et omissions matérielles affectant une décision peuvent être réparées par la juridiction qui l'a rendue, celle-ci ne peut modifier les droits et obligations reconnus aux parties par cette décision ; qu'ayant ordonné la rectification de l'arrêt du 30 avril 2020 de façon à ce que celui-ci, qui confirmait le jugement entrepris en toutes ses dispositions, l'infirme en ses dispositions autres que celles ayant condamné la Banque calédonienne d'investissement "à payer à Mme [V] 530 047 XPF de rappel de salaire, 500 000 XPF au titre de l'absence de respect de la convention collective et à la régularisation de sa situation salariale à compter de septembre 2014" et donc en ce qu'il a condamné la Banque calédonienne d'investissement à payer à Mme [V] la somme de 250 000 XPF au titre des frais irrépétibles, quand il ne ressort nullement de l'arrêt du 30 avril 2020 que la cour d'appel ait entendu infirmer le jugement sur ce point, l'arrêt du 30 mai 2024, qui, sous le couvert d'une rectification d'erreur matérielle, a modifié les droits et obligations des parties, doit être censuré pour violation de l'article 462 du code de procédure civile de Nouvelle-Calédonie. »