1Il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces soumises à l'examen de la Cour de cassation ce qui suit.
2Le 7 mai 2010, le procureur de la République a été destinataire d'un signalement de la préfecture, relatif à d'éventuels abus de biens sociaux commis par la [1] ([1]), ayant pour objet social l'exploitation d'une station-service et notamment l'achat et la vente de carburant, de produits et de pièces pour l'entretien de véhicules, la réparation de véhicules et l'exploitation d'une boutique.
3Cette société a été fondée par des salariés, licenciés par l'entreprise gérant la station-service qui avait cessé son activité, associés, à parts égales, et notamment par MM. [C] [J] et [S] [R].
4L'assemblée générale extraordinaire du 11 avril 2003 a nommé M. [J] comme unique gérant.
5M. [B] [W] a été le conseil de la société [1] par le biais de son entreprise, la société [3].
6Le 16 décembre 2004, la société [1] a conclu avec la société [4] un contrat de location-gérance du fonds de commerce attaché à la station service qui a repris son activité en juillet 2005. Toutefois, la société n'a pu faire face à ses échéances vis-à-vis de la société [5].
7Par jugement du tribunal de commerce du 7 avril 2011, la liquidation de la société [1] a été ordonnée et la date de cessation des paiements fixée au 14 octobre 2010.
8Le 19 avril 2011, la mandataire judiciaire a adressé un rapport de carence au tribunal, ce rapport indiquant que les bilans 2009 et 2010 de la société [1] ne lui avaient pas été remis.
9À la suite de l'information ouverte des chefs d'abus de biens sociaux, complicité et recel, le juge d'instruction a ordonné, le 6 juillet 2017, le renvoi devant le tribunal correctionnel de plusieurs personnes mises en examen et notamment de MM. [J], [W] et [R].
10Par jugement du 3 mars 2020, le tribunal correctionnel a déclaré les prévenus coupables des faits reprochés.
11MM. [J], [W] et [R], ainsi que le ministère public ont relevé appel de cette décision.