1Il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces soumises à l'examen de la Cour de cassation ce qui suit.
2Le gouvernement roumain a lancé le 12 mars 2007 un appel d'offres international, dit l'appel d'offre ICB 2, pour la fourniture d'équipements de soins pour des maternités comportant quatorze lots.
3La société [2] ([2]) a remporté le lot IV, cofinancé par la Banque mondiale, ainsi que les lots II, V, VI, cofinancés par la Banque européenne d'investissement.
4À la suite d'une dénonciation de la Banque mondiale, une enquête a été ouverte en 2012 par la police britannique à l'encontre de M. [P] [E], en tant qu'expert auprès de ladite banque, qui aurait dirigé les contrats financés par celle-ci vers certains soumissionnaires moyennant paiement d'une commission.
5L'office européen de lutte antifraude (OLAF) a examiné plus particulièrement les faits reprochés à M. [E] concernant la Roumanie et a conclu, dans un rapport du 15 septembre 2015, que celui-ci aurait été employé, entre mai et août 2007, afin d'évaluer les offres soumises dans le cadre de l'appel d'offre ICB 2 pour les lots financés par la Banque européenne d'investissement. Par ailleurs, du 14 août au 12 octobre 2007, il aurait été engagé comme consultant par la Banque mondiale afin de fournir des conseils techniques, notamment pour approuver et adapter les spécifications techniques s'agissant des lots financés par cette banque dans l'appel d'offre ICB 2.
6Le 25 juillet 2017, M. [E] a été condamné par la justice britannique pour corruption, notamment pour avoir favorisé la société [2] en contrepartie d'une rémunération.
7La société [2] et M. [R] [M], son dirigeant entre 2007 et 2012, ont été poursuivis pour corruption active d'un agent d'une organisation internationale publique devant le tribunal correctionnel, lequel les a relaxés.
8Le ministère public a relevé appel de cette décision.