1Il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces soumises à l'examen de la Cour de cassation ce qui suit.
2La société [4], qui a fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire puis, le 30 octobre 2013, d'une liquidation judiciaire, était spécialisée dans la vente de produits alimentaires auprès de la distribution automatique, de grossistes, de clients chaînés et de la restauration collective.
3Durant son existence, elle a été rachetée le 25 mai 2011 par plusieurs sociétés et notamment la société [6], anciennement dénommée [7], (ci-après [8]), la société [3] et la société [2].
4De 2004 à septembre 2013, date de sa révocation puis de son licenciement, M. [V] [W] en a été le président et, de 2008 à septembre 2013, M. [S] [X] en a été le directeur administratif.
5Le financement de son fonds de roulement était assuré par un contrat d'affacturage signé avec la société [10], devenue [5].
6La société [5] a déposé plainte le 10 septembre 2013 pour escroquerie du fait de l'émission par la société [4] de 21 800 factures non causées, émises sous forme dématérialisée entre mars et juillet 2013, afin d'obtenir la remise de fonds à son préjudice.
7Le [8], la société [3] et la société [2] ont déposé plainte le 19 décembre 2013 à l'encontre des anciens dirigeants de la société [4] pour faux, usage de faux, présentation de comptes annuels infidèles et escroquerie en bande organisée.
8Ces sociétés ont exposé que l'entité [8] était co-actionnaire de la société [3], elle-même co-actionnaire de la société [2], qui l'était de la société [1] détenant la société [4] rachetée le 25 mai 2011 sur la base de documents inexacts.
9Au terme d'une enquête préliminaire consécutive à la découverte d'irrégularités financières, plusieurs personnes, notamment MM. [W], [X] et [T] [Z], ainsi que diverses sociétés soupçonnées d'avoir facilité le détournement de fonds reproché, ont été citées devant le tribunal correctionnel.
10M. [W] a été poursuivi des chefs d'escroquerie en bande organisée, faux, présentation de comptes inexacts, banqueroute, abus de biens sociaux. M. [X] a été cité devant le tribunal des chefs d'escroquerie en bande organisée, complicité de banqueroute, complicité d'abus de biens sociaux, et faux. M. [Z] a été poursuivi pour escroquerie en bande organisée, escroquerie, présentation de comptes annuels inexacts, complicité de banqueroute, complicité d'abus de biens sociaux et faux.
11les juges du premier degré ont notamment rejeté les exceptions de nullité, déclaré MM. [Z] et [X] coupables de faux, les ont relaxés pour le surplus. S'agissant de M. [W], ils l'ont relaxé de l'ensemble de la prévention. Ils ont en outre statué sur les intérêts civils.
12Le ministère public a relevé appel principal, notamment contre MM. [W], [X] et [Z]. Les parties civiles, notamment les sociétés [5] et [8] , [2], [3] ont interjeté appel des dispositions civiles du jugement.