6La locataire-gérante et son liquidateur font grief à l'arrêt de condamner la locataire-gérante à payer à la locataire une certaine somme à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive, alors « que l'exercice d'une action en justice est un droit et ne dégénère en abus qu'en présence d'une faute, laquelle ne saurait résulter de l'appréciation inexacte qu'une partie fait de ses droits ou de la seule constatation de l'existence d'un préjudice ; que, pour condamner l'exposante à payer à la société Les Bananiers de St Barth la somme de 20 000 euros à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive, la cour d'appel, après avoir relevé que « la société Valentin gourmet résiste abusivement depuis mai 2022 à se retirer du fonds de commerce et des lieux d'exploitation alors que le contrat de location gérance avait été valablement rompu », a considéré que « si le droit d'agir en justice est quasi absolu, une telle résistance est étrangère à ce droit d'agir et est en l'espèce fautive dès lors qu'elle est ici jugée sans fondement » et que cette société « en tant que propriétaire d'un fonds de commerce qu'elle dit vouloir exploiter elle-même directement, subit nécessairement, du maintien dans les lieux de son ancien locataire gérant, un préjudice qui ne peut être couvert par la seule indemnité d'occupation qui lui revient, à l'égal de la redevance anciennement due, à hauteur de 2 000 euros par mois » ; qu'en statuant ainsi, par des motifs impropres à caractériser une faute ayant fait dégénérer en abus le droit de la société Valentin gourmet d'agir en justice, la cour d'appel a violé l'article 1240 du code civil. »