Sur le moyen, pris en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
3La société CG Hervé fait grief à l'arrêt de dire que la vente est parfaite, alors « qu'aux termes de l'article 16 du code de procédure civile, le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction ; que, pour dire la vente parfaite, tel que l'avait retenu le jugement de première instance, la cour d'appel a retenu que les parties avaient procédé à la vente du bien litigieux par acte authentique du 10 janvier 2024, de sorte que le vendeur, la société CG Hervé, avait renoncé à critiquer la validité de la vente du bien litigieux ; que, ce faisant, elle a considéré, implicitement mais nécessairement, que la société CG Hervé avait acquiescé audit jugement ; qu'en statuant ainsi, sans avoir invité les parties à présenter leurs observations sur ce moyen pris de l'acquiescement de la société CG Hervé au jugement qui avait déclaré la vente parfaite, qu'aucune des parties n'avait invoqué et qu'elle relevait d'office, la cour d'appel a violé le texte susvisé. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 16 du code de procédure civile :
4Aux termes de ce texte, le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction.
5Pour dire la vente parfaite, l'arrêt retient que les parties ont procédé à la vente du bien litigieux par acte authentique du 10 janvier 2024 qui mentionne l'existence de la procédure dans son exposé mais ne comporte aucune clause suspensive, ce dont il résulte que le vendeur a renoncé à critiquer la validité de la vente.
6En statuant ainsi, sans avoir au préalable invité les parties à présenter leurs observations sur le moyen relevé d'office tiré de l'acquiescement du vendeur au jugement, assorti de l'exécution provisoire, qui lui avait ordonné, sous astreinte, de signer le « compromis de vente » dans les deux mois de la signification de la décision, et l'acte authentique, sauf meilleur accord entre les parties, dans les trois mois suivant la signature du « compromis », la cour d'appel a violé le texte susvisé.