1Selon l'arrêt attaqué (Montpellier, 13 septembre 2022), selon un bail signé le 2 novembre 2010, la commune de [Localité 1] (la commune) a mis gratuitement un logement à disposition de Mme [U], son agent.
2Par un arrêté du 8 avril 2014, cet avantage a été supprimé.
3Mme [U] se maintenant dans le logement sans régler les loyers demandés par la commune, la saisie des rémunérations de Mme [U] a été opérée aux fins de règlement de loyers.
4Par un acte du 17 août 2015, Mme [U] a assigné la commune devant un tribunal d'instance en annulation de la saisie de ses rémunérations.
5Par une ordonnance du 30 septembre 2016, le président d'un tribunal d'instance a, sur requête de la commune, constaté la résiliation du bail liant Mme [U] à la commune ainsi que la reprise des lieux.
6Mme [U] a formé opposition à cette ordonnance.
7Par un jugement du 15 février 2019, après jonction des instances en mainlevée d'une saisie des rémunérations et en opposition de l'ordonnance précitée, un tribunal d'instance a rétracté l'ordonnance en ce qu'elle constatait l'existence d'un bail locatif et sa résiliation, sursis à statuer sur la validité du titre, cause de la saisie, et invité Mme [U] à se pourvoir devant la juridiction administrative, ordonné, dans cette attente, la mainlevée de la saisie de ses rémunérations et condamné la commune à lui restituer une somme équivalente au montant de la totalité des sommes prélevées sur ses rémunérations.
8La commune a relevé appel de ce jugement.