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CassationFormation : Formation restreinte

Cour de cassation, première chambre civile (Formation restreinte), 21 octobre 2026, n° 25-10.391

ECLI:FR:CCASS:2026:C100614

La Cour annule tout ou partie de la décision attaquée

Extrait des motifs

Réponse de la Cour Vu l'article 4 du code de procédure civile : 4. Aux termes de ce texte, l'objet du litige est déterminé par les prétentions des parties. 5. Pour dire irrecevable la demande en nullité du mariage présentée par M. [A], la cour d'appel retient que cette demande, visant à dire irrecevable la demande en divorce est elle-même irrecevable comme nouvelle en cause d'appel. 6. En statuant ainsi, alors que, dans ses conclusions d'appel, M. [A] ne formait pas une demande nouvelle mais opposait une fin de non-recevoir prise de l'irrecevabilité de l'action en divorce et de l'ensemble des demandes de Mme [F] pour défaut de justification de la dissolution de son union antérieu

Extrait des motifs de l'arrêt, cité mot pour mot : cette décision n'a pas de sommaire publié.

Cette décision vous concerne ?

Une décision de justice ne se transpose pas telle quelle à votre situation.

Articles du code de procédure civile visés

L'arrêt, étape par étape

Texte de la Cour, cité mot pour mot. Les noms sont remplacés par des initiales par la Cour elle-même.

Les faits et la procédure

1Selon l'arrêt attaqué (Montpellier, 14 novembre 2024), Mme [F] et M. [A] se sont mariés le 12 juillet 1991 à Managua (Nicaragua), sans contrat de mariage préalable.

2Le 14 juin 2023, Mme [F] a assigné M. [A] en divorce.

Les questions examinées par la Cour

Sur le premier moyen, pris en sa première branche

Ce que soutenait le demandeur

3M. [A] fait grief à l'arrêt de dire irrecevable sa demande en nullité du mariage contracté le 12 juillet 1991 avec Mme [F] et de déclarer inopposable à celle-ci le jugement nicaraguayen de divorce du 28 avril 2023, de dire la juridiction française compétente et la loi française applicable au divorce, à la responsabilité parentale et à la liquidation et au partage du régime matrimonial à intervenir, de dire que le régime matrimonial applicable aux époux est celui de la communauté légale et, en conséquence, de rejeter sa demande tendant à voir dire que les époux sont soumis au régime de la séparation de biens, alors « que l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties ; qu'en l'espèce, dans ses conclusions d'appel, M. [A], invoquant la nullité de son mariage contracté avec Mme [F] pour bigamie en raison d'une précédente union de cette dernière non préalablement dissoute, demandait à la cour d'appel de ''prononcer l'irrecevabilité de l'action en divorce et de l'ensemble des demandes de Mme [F] pour défaut de justification de la dissolution de son union antérieure à son mariage avec M. [A]'' ; qu'ainsi, la cour d'appel était saisie d'une fin de non-recevoir prise de l'irrecevabilité de la requête en divorce déposée par Mme [F] en raison de la nullité de son mariage avec M. [A] pour cause de bigamie et non d'une demande de nullité du mariage contracté à Managua le 12 juillet 1991 ; qu'en considérant que M. [A] demandait l'annulation de son mariage avec Mme [F] pour déclarer cette demande irrecevable comme nouvelle en appel, la cour d'appel, qui a méconnu l'objet du litige, a violé l'article 4 du code de procédure civile. »

Réponse de la Cour

Vu l'article 4 du code de procédure civile :

4Aux termes de ce texte, l'objet du litige est déterminé par les prétentions des parties.

5Pour dire irrecevable la demande en nullité du mariage présentée par M. [A], la cour d'appel retient que cette demande, visant à dire irrecevable la demande en divorce est elle-même irrecevable comme nouvelle en cause d'appel.

6En statuant ainsi, alors que, dans ses conclusions d'appel, M. [A] ne formait pas une demande nouvelle mais opposait une fin de non-recevoir prise de l'irrecevabilité de l'action en divorce et de l'ensemble des demandes de Mme [F] pour défaut de justification de la dissolution de son union antérieure à leur mariage, la cour d'appel, qui a modifié l'objet du litige, a violé le texte susvisé.

Portée et conséquences de la cassation

Réponse de la Cour

7En application de l'article 624 du code de procédure civile, la cassation de la disposition de l'arrêt disant irrecevable la demande en nullité du mariage présentée par M. [A] entraîne la cassation des autres chefs de dispositif qui s'y rattachent par un lien d'indivisibilité ou de dépendance nécessaire.

La décision

  • CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 14 novembre 2024, entre les parties par la cour d'appel de Montpellier ;
  • Remet l'affaire et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant cet arrêt et les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes ;
  • Condamne Mme [F] aux dépens ;
  • En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette les demandes ;
  • Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Suivre l'article 4 du code de procédure civile

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Citer cette page : « Cour de cassation, première chambre civile (Formation restreinte), 21 octobre 2026, n° 25-10.391 », Legitym — legitym.com/fr/jurisprudence/ECLI%3AFR%3ACCASS%3A2026%3AC100614 · mis à jour le 30 octobre 2026 · Réf. LGT-YBGXKT3G