Sur le moyen, pris en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
4M. [H] [U] fait grief à l'arrêt de déclarer irrecevable sa demande d'expertise d'empreintes génétiques, alors : « que les juges d'appel ne peuvent aggraver le sort de l'appelant sur son unique appel et en l'absence d'appel incident de l'intimé ; qu'après avoir relevé que M. [D], intimé en appel, concluait à la confirmation du jugement en toutes ses dispositions, la cour d'appel a infirmé le jugement en ce qu'il avait dit que M. [U] disposait d'un intérêt à agir et l'avait débouté de sa demande d'expertise, et elle a déclaré irrecevable ladite demande ; qu'en statuant ainsi, au préjudice de l'appelant sur un chef non critiqué par l'intimé, la cour d'appel, qui a aggravé le sort de l'appelant en l'absence d'appel incident, a violé l'article 562 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 562 du code de procédure civile, dans sa rédaction alors applicable :
5Les juges d'appel ne peuvent aggraver le sort de l'appelant sur son appel en l'absence d'appel incident de l'intimé.
6Pour infirmer le jugement qui avait rejeté cette demande, déclarer irrecevable la demande d'expertise d'empreintes génétiques formée par M. [H] [U], l'arrêt, après avoir relevé que M. [D] concluait à la confirmation du jugement contre lequel ce dernier avait formé appel, retient qu'une telle mesure d'instruction ne peut être ordonnée qu'en cas de saisine du juge tendant à l'établissement ou à la contestation d'un lien de filiation.
7En infirmant ainsi le jugement au préjudice de l'appelant sur un chef non critiqué par l'intimé, la cour d'appel a violé le texte susvisé.