Vu l'article 4 du code de procédure civile :
7Selon ce texte, l'objet du litige est déterminé par les prétentions des parties.
8Pour dire que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, l'arrêt retient d'abord que le salarié, fonctionnaire détaché auprès de l'[6], organisme de droit privé, se trouvait lié à cet organisme par un contrat de travail. Il ajoute ensuite qu'il était soumis aux règles régissant la fonction qu'il exerce par l'effet de son détachement. Il relève encore que le contrat entre les parties, distinct du statut de fonctionnaire du ministère de l'Education nationale, ne peut être rompu que dans les formes du droit privé. Il constate également que par sa lettre du 24 octobre 2017, l'[6] a manifesté la décision de ne plus conserver M. [D] [B] à son service, L'arrêt énonce enfin que cette manifestation de volonté de rupture par l'[6] constitue un licenciement qui, faute de lettre de licenciement, constitue un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit pour le salarié aux indemnités de rupture.
9En statuant ainsi, alors que, dans leurs conclusions d'appel, l'[6] faisait valoir que la lettre du 24 octobre 2017 qu'elle avait adressée au salarié constituait une notification motivée du licenciement tandis que le salarié, qui contestait le bien-fondé de la rupture de son détachement, soutenait que cette même lettre du 24 octobre 2017 devait recevoir la qualification de lettre de licenciement, la cour d'appel, qui a méconnu les termes du litige, a violé le texte susvisé.