Ce que soutenait le demandeur
5Le moyen est pris de la violation des articles 6, § 1, de la Convention européenne des droits de l'homme et 502 du code de procédure pénale.
6Le moyen critique l'arrêt attaqué en ce qu'il a déclaré l'appel irrecevable, alors que la désignation, par le prévenu, de l'avocat chargé de former, pour ce dernier, un appel contre un jugement de condamnation, n'est subordonnée à aucun formalisme.
Réponse de la Cour
Vu l'article 502 du code de procédure pénale :
7Il n'est pas exigé par ce texte que l'avocat, qui relève appel du jugement d'un tribunal correctionnel, justifie de sa désignation par la partie au nom de laquelle il dit agir.
8Pour déclarer irrecevable l'appel du jugement de condamnation du tribunal correctionnel dont elle avait été saisie, l'arrêt attaqué énonce que l'avocat qui fait une déclaration d'appel ne peut exercer ce recours que si la partie concernée a préalablement fait le choix de cet avocat et qu'il peut être considéré qu'il est régulièrement désigné.
9En prononçant ainsi, la cour d'appel a ajouté à la loi une condition qu'elle ne comporte pas et a méconnu le texte susvisé.
10La cassation est par conséquent encourue.