Aller au contenu
AnnulationFormation : Formation restreinte

Cour de cassation, troisième chambre civile (Formation restreinte), 20 novembre 2025, n° 24-12.102

ECLI:FR:CCASS:2025:C300549

Extrait des motifs

Réponse de la Cour Vu l'article 625, alinéa 2, du code de procédure civile : 9. Selon ce texte, sur les points qu'elle atteint, la cassation entraîne, sans qu'il y ait lieu à une nouvelle décision, l'annulation par voie de conséquence de toute décision qui est la suite, l'application ou l'exécution de l'arrêt cassé ou qui s'y rattache par un lien de dépendance nécessaire. 10. La cassation de l'arrêt partiellement avant dire droit du 30 août 2022, ordonnant une expertise, entraîne, par voie de conséquence, l'annulation de l'arrêt du 5 décembre 2023 rendu, après dépôt de l'expertise, qui en est la suite.

Extrait des motifs de l'arrêt, cité mot pour mot : cette décision n'a pas de sommaire publié.

Articles du code de procédure civile visés

L'arrêt, étape par étape

Texte de la Cour, cité mot pour mot. Les noms sont remplacés par des initiales par la Cour elle-même.

Les faits et la procédure

1Selon l'arrêt attaqué (Poitiers, 5 décembre 2023), le 9 septembre 2002, M. et Mme [L] (les bailleurs) ont donné à bail à une société, aux droits de laquelle est venue la société Saint-Jean-de-Monts (la locataire), une villa dans une résidence de tourisme exploitée par celle-ci.

2Le bail commercial comprenait une clause de renonciation de la locataire à son droit au paiement d'une indemnité d'éviction.

3Le 27 juin 2013, les bailleurs ont délivré à la locataire un congé avec refus de renouvellement, à effet au 31 décembre suivant, sans offre d'indemnité d'éviction.

4Le 16 décembre 2015, la locataire a assigné les bailleurs en annulation du congé, restitution des locaux loués et indemnisation du préjudice résultant de sa dépossession ou, subsidiairement, en paiement d'une indemnité d'éviction.

5Par arrêt partiellement avant dire droit du 30 août 2022, la cour d'appel a, notamment déclaré non écrite la clause de renonciation précitée, dit que les bailleurs étaient redevables d'une indemnité d'éviction et a ordonné une expertise judiciaire aux fins d'évaluation.

6Après dépôt du rapport d'expertise, par arrêt du 5 décembre 2023, la cour d'appel a condamné les bailleurs au paiement d'une certaine somme au titre de l'indemnité d'éviction.

7Par arrêt du 28 mars 2024 (pourvoi n° 22.21-640), la Cour de cassation a cassé l'arrêt du 30 août 2022 en ce qu'il a déclaré non écrite la clause de renonciation à l'indemnité d'éviction et a renvoyé les parties devant une cour d'appel.

La question examinée par la Cour

Ce que soutenait le demandeur

8Les bailleurs font grief à l'arrêt de leur donner acte de ce qu'ils ont versé en Carpa une certaine somme, de dire que le document produit ne permet pas d'imputer ce paiement et qu'il appartiendra aux parties de faire un compte entre elles, de les condamner solidairement à payer à la locataire la somme de 54 400 euros au titre de l'indemnité d'éviction, et de rejeter leur demande tendant à juger que le montant de l'indemnité de perte d'exploitation revenant à la locataire sera dégressif, alors « que la cassation entraîne l'annulation par voie de conséquence de toute décision qui est la suite, l'application ou l'exécution du jugement cassé ou qui s'y rattache par un lien de dépendance nécessaire ; que l'arrêt attaqué est la suite nécessaire de l'arrêt du 30 août 2022, cassé et annulé par la Cour de cassation en ce qu'il avait déclaré la clause de renonciation par le preneur à l'indemnité d'éviction inopposable à la société Saint-Jean-de-Monts, dit recevable la demande de cette dernière en paiement d'une indemnité d'éviction, ordonné une expertise, et condamné les bailleurs à payer à la locataire diverses sommes au titre de la perte de produits d'exploitation ; que l'arrêt attaqué sera en conséquence annulé en application de l'article 625 du code de procédure civile. »

Réponse de la Cour

Vu l'article 625, alinéa 2, du code de procédure civile :

9Selon ce texte, sur les points qu'elle atteint, la cassation entraîne, sans qu'il y ait lieu à une nouvelle décision, l'annulation par voie de conséquence de toute décision qui est la suite, l'application ou l'exécution de l'arrêt cassé ou qui s'y rattache par un lien de dépendance nécessaire.

10La cassation de l'arrêt partiellement avant dire droit du 30 août 2022, ordonnant une expertise, entraîne, par voie de conséquence, l'annulation de l'arrêt du 5 décembre 2023 rendu, après dépôt de l'expertise, qui en est la suite.

La décision

  • Constate l'annulation par voie de conséquence de l'arrêt rendu le 5 décembre 2023, entre les parties, par la cour d'appel de Poitiers ;
  • DIT n'y avoir lieu à renvoi ;
  • DIT n'y avoir lieu à statuer sur les dépens et les frais irrépétibles exposés devant la cour d'appel ;
  • Condamne la société Saint-Jean-de-Monts aux dépens ;
  • En application de l'article 700 du code de procédure civile, condamne la société Saint-Jean-de-Monts à payer à M. et Mme [L] la somme globale de 3 000 euros ;

Suivre l'article 625 du code de procédure civile

Un e-mail dès qu'une nouvelle décision de la Cour de cassation vise cet article. Gratuit, sans compte.

Votre adresse ne sert qu'à cette alerte. Arrêt en un clic dans chaque e-mail. Voir notre politique de confidentialité.