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CassationFormation : Formation restreinte

Cour de cassation, première chambre civile (Formation restreinte), 2 avril 2025, n° 23-16.994

ECLI:FR:CCASS:2025:C100218

La Cour annule tout ou partie de la décision attaquée

Extrait des motifs

Réponse de la Cour Vu l'article 455 du code de procédure civile : 3. Selon ce texte, tout jugement doit être motivé. Il en résulte que les juges du fond ne peuvent accueillir ou rejeter les demandes dont ils sont saisis sans examiner les éléments de preuve qui leur sont soumis par les parties. 4. Pour rejeter la demande de condamnation de la société Pakis auto au paiement de 3 196, 80 euros au titre des frais de gardiennage du 11 mai 2020 au 31 décembre 2020, la cour d'appel relève que, comme en première instance, M. [X] ne produit au soutien de sa prétention qu'un devis établi par la société Guirado automobiles pour la période du 11 mai au 31 décembre 2020. 5. En statuant ainsi

Extrait des motifs de l'arrêt, cité mot pour mot : cette décision n'a pas de sommaire publié.

Articles du code de procédure civile visés

L'arrêt, étape par étape

Texte de la Cour, cité mot pour mot. Les noms sont remplacés par des initiales par la Cour elle-même.

Les faits et la procédure

1Selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 22 février 2023), le 8 novembre 2019 M. [X] a acheté à la société Pakis auto un véhicule, dont les dysfonctionnements, établis par expertise, l'ont conduit à assigner le vendeur en résolution de la vente et indemnisation de différents postes de préjudices.

Les questions examinées par la Cour

Sur le premier moyen, pris en sa première branche

Ce que soutenait le demandeur

2M. [X] fait grief à l'arrêt de rejeter sa demande tendant à la condamnation de la société Pakis auto au paiement de la somme de 3 196,80 euros au titre des frais de gardiennage du 11 mai 2020 au 31 décembre 2020, alors « que les juges du fond ne peuvent accueillir ou rejeter les demandes dont ils sont saisis sans examiner tous les éléments de preuve qui leur sont soumis par les parties au soutien de leurs prétentions ; que l'arrêt retient que M. [X] ne verse aux débats aucune facture attestant du montant des sommes réellement engagées au titre des frais de gardiennage pour la période du 11 mai au 31 décembre 2021 ; qu'en statuant ainsi, sans examiner, même succinctement, la pièce n° 12 versée aux débats par M. [X], qui était la facture établie par la société Guirado Automobiles faisant état de frais de gardiennage du véhicule pour cette période, la cour d'appel a violé l'article 455 du code de procédure civile ».

Réponse de la Cour

Vu l'article 455 du code de procédure civile :

3Selon ce texte, tout jugement doit être motivé. Il en résulte que les juges du fond ne peuvent accueillir ou rejeter les demandes dont ils sont saisis sans examiner les éléments de preuve qui leur sont soumis par les parties.

4Pour rejeter la demande de condamnation de la société Pakis auto au paiement de 3 196, 80 euros au titre des frais de gardiennage du 11 mai 2020 au 31 décembre 2020, la cour d'appel relève que, comme en première instance, M. [X] ne produit au soutien de sa prétention qu'un devis établi par la société Guirado automobiles pour la période du 11 mai au 31 décembre 2020.

5En statuant ainsi, sans analyser, même sommairement, la pièce n° 12 « Facture frais de gardiennage au 31 Décembre 2020 » mentionnée au bordereau de communication de pièces annexé aux conclusions, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé.

Et sur le second moyen, pris en sa première branche

Ce que soutenait le demandeur

6M. [X] reproche à l'arrêt de rejeter sa demande de condamnation de la société Pakis auto au paiement des frais de gardiennage pour la période postérieure au 31 décembre 2020, alors « que les juges du fond ne peuvent accueillir ou rejeter les demandes dont ils sont saisis sans examiner tous les éléments de preuve qui leur sont soumis par les parties au soutien de leurs prétentions ; que l'arrêt, pour débouter M. [X] de sa demande d'indemnisation des frais de gardiennage pour la période postérieure au 31 décembre 2020, retient que M. [X] ne produit pas de document démontrant que le véhicule a effectivement été remisé dans un garage ; qu'en statuant ainsi, sans examiner, même succinctement, la pièce n° 12 versée aux débats par M. [X], constituée de la facture établie par la société Guirado Automobiles démontrant que le véhicule avait été remisé dans un garage, la cour d'appel a violé l'article 455 du code de procédure civile ;

Réponse de la Cour

Vu l'article 455 du code de procédure civile :

7Selon ce texte, tout jugement doit être motivé. Il en résulte que les juges du fond ne peuvent accueillir ou rejeter les demandes dont ils sont saisis sans examiner les éléments de preuve qui leur sont soumis par les parties.

8Pour rejeter la demande de condamnation de la société Pakis auto au paiement des frais de gardiennage, jusqu'à reprise par celle-ci du véhicule, l'arrêt relève que M. [X] ne produit pas davantage de document démontrant que le véhicule a effectivement été remisé dans un garage.

9En statuant ainsi, sans analyser, même sommairement, la pièce n° 12 « Facture frais de gardiennage au 31 Décembre 2020 » mentionnée au bordereau de communication de pièces annexé aux conclusions, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé.

La décision

  • CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il confirme le jugement ayant rejeté les demandes de M. [X] de condamnation de la société Pakis auto au paiement de la somme de 3 196,80 euros au titre des frais de gardiennage du 11 mai 2020 au 31 décembre 2020 ainsi qu'au paiement, pour la période postérieure au 31 décembre 2020, des frais de gardiennage jusqu'à reprise du véhicule, l'arrêt rendu le 22 février 2023, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ;
  • Remet, sur ces points, l'affaire et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant cet arrêt et les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier ;
  • Condamne la société Pakis auto aux dépens ;
  • En application de l'article 700 du code de procédure civile, condamne la société Pakis auto à payer à M. [X] la somme de 3 000 euros ;
  • Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

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