Ce que soutenait le demandeur
Sur le premier moyen, pris en sa troisième branche, en ce qu'il fait grief à l'arrêt de rejeter les demandes du salarié de rappels d'heures de délégation du 21 décembre 2011 au 22 janvier 2013 et de congés payés afférents
6Le salarié fait grief à l'arrêt de rejeter ses demandes de rappels d'heures de délégation du 21 décembre 2011 au 22 janvier 2013 et de congés payés afférents, alors « qu'en affirmant, pour débouter le salarié de ses demandes relatives à ses heures de délégation, que celui-ci n'allègue ni ne justifie d'aucune autorisation préalable de son médecin traitant de poursuivre l'exercice de son activité de représentation, quand les parties admettaient qu'il avait obtenu une telle autorisation, la cour d'appel a dénaturé les termes du litige en violation de l'article 4 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
7Vu l'article 4 du code de procédure civile :
8Aux termes de ce texte, l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties.
9Pour rejeter les demandes de rappels d'heures de délégation effectuées du 21 décembre 2011 au 22 janvier 2013, l'arrêt retient que le salarié n'allègue, ni ne justifie, d'aucune autorisation préalable de son médecin traitant de poursuivre l'exercice de son activité de représentation, de sorte qu'il ne peut prétendre à l'indemnisation de ses heures de délégation.
10En statuant ainsi, alors que dans ses conclusions d'appel, le salarié se prévalait de l'autorisation, qu'il produisait, de son médecin traitant d'effectuer des heures de délégation durant les périodes d'arrêt pour cause de maladie et que la société reconnaissait la transmission, le 19 novembre 2014, d'une telle autorisation, tout en soutenant que dans la mesure où le contrat de travail était suspendu durant ces périodes, l'employeur ne pourrait être tenu de verser au salarié ces heures de délégation que s'il établissait qu'il avait effectivement utilisé l'intégralité de ses crédits d'heures pour la seule réalisation de tâches administratives s'inscrivant dans le cadre de l'exécution de chacun de ses mandats, la cour d'appel, qui a modifié l'objet du litige, a violé le texte susvisé.