Sur le neuvième moyen proposé pour Mme [T], MM. [G] et [P] [Y], et [C] [W] et le moyen proposé pour M. [S]
Ce que soutenait le demandeur
6Le neuvième moyen proposé pour Mme [T], MM. [G] et [P] [Y] et M. [W] critique l'arrêt attaqué en ce qu'il a confirmé le jugement et les a déclarés coupables d'escroquerie en bande organisée et a prononcé sur la peine et renvoyé l'examen de l'affaire sur l'action civile, alors « qu'est requise sur la minute la signature du greffier qui a assisté au prononcé de l'arrêt ; que l'arrêt attaqué, dont il résulte que le greffier qui a assisté à son prononcé est M. [H] (arrêt, p. 5), tandis que Mme [B] a signé la minute de l'arrêt, en qualité de greffier (arrêt, p. 87), ne satisfait pas lui-même aux conditions essentielles de son existence légale, en violation de l'article 486 du code de procédure pénale. »
7Le moyen proposé pour M. [S] critique l'arrêt attaqué en ce qu'il a confirmé le jugement en ce qu'il a prononcé la confusion de la peine de deux ans d'emprisonnement délictuel prononcée à l'égard de M. [S] à hauteur de 18 mois avec la peine de trois ans d'emprisonnement prononcée par le tribunal correctionnel de Bordeaux le 17 février 2015, sans confusion avec la peine prononcée par la cour d'appel de Nîmes le 11 janvier 2018 ayant condamné M. [S] à une peine de trois ans d'emprisonnement et 20 000 euros d'amendes, alors « que la minute doit être signée par le greffier qui a assisté au prononcé de l'arrêt ; que l'arrêt qui mentionne que la cour était assistée lors des débats et du prononcé de l'arrêt par M. [H] en qualité de greffier, et qui porte la signature de Mme [B], en qualité de greffier, a été rendu en violation de l'article 486 du code de procédure pénale. »
Réponse de la Cour
8Les moyens sont réunis.
Vu l'article 486 du code de procédure pénale :
9Il se déduit de ce texte qu'est requise sur la minute la signature du greffier qui a assisté au prononcé de l'arrêt.
10Il résulte de l'arrêt attaqué qu'il comporte la signature d'un greffier autre que celui dont la même décision mentionne qu'il a assisté la juridiction lors du prononcé de l'arrêt. Cette irrégularité atteint la validité même de la décision, qui ne satisfait pas en elle-même aux conditions essentielles de son existence légale.
11La cassation est par conséquent encourue.