Sur le moyen, pris en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
7M. [X], les sociétés du groupe Promore, la société BCM et la société MJA, ès qualités, font grief aux dix-sept arrêts de dire que les contestations qu'ils ont soulevées à l'égard des créances déclarées à leur passif par M. [S] ne relèvent pas des pouvoirs juridictionnels du juge de la vérification des créances et, par voie de conséquence, d'inviter M. [S] à saisir la juridiction compétente dans le délai d'un mois à peine de forclusion et de surseoir à statuer, alors « que le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction ; que la cour d'appel a relevé que les contestations soulevées à l'égard des créances déclarées par M. [S], qui ont trait à la prescription et à l'existence même de la créance, revêtent un caractère sérieux et leur appréciation excède le pouvoir juridictionnel du juge de la vérification des créances, de sorte qu'il convient d'infirmer l'ordonnance entreprise, de surseoir à statuer et d'inviter M. [S] à saisir le juge compétent pour faire établir l'existence et le montant de sa créance ; qu'en statuant ainsi, sans avoir au préalable invité les parties à présenter leurs observations sur le caractère sérieux des contestations soulevées qu'elle relevait d'office, la cour d'appel a violé l'article 16 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 16 du code de procédure civile :
8Aux termes de ce texte, le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction.
9Pour infirmer les ordonnances du juge-commissaire, surseoir à statuer et inviter M. [S] à saisir le juge compétent pour faire établir l'existence et le montant de ses créances, l'arrêt retient que les contestations soulevées à l'égard des créances déclarées par M. [S], qui ont trait à la prescription et à l'existence même de la créance, revêtent un caractère sérieux et que leur appréciation excède le pouvoir juridictionnel du juge de la vérification des créances.
10En statuant ainsi, sans avoir au préalable invité les parties à présenter leurs observations sur ce moyen qu'elle relevait d'office, la cour d'appel a violé le texte susvisé.