9La société Nef service conseil fait grief à l'arrêt de la condamner à payer aux sociétés LPCR Groupe et Bio crèche concept, ensemble, une somme de 60 000 euros à titre de dommages et intérêts et une indemnité de procédure du même montant, alors « que le caractère infondé d'une prétention ne suffit pas à caractériser une faute susceptible de faire dégénérer en abus le droit d'agir en justice ; qu'en condamnant la société Nef Service Conseil à payer aux sociétés LPCR Groupe et Bio Crèche une
somme de 60.000 euros à titre de dommages et intérêts pour procédure abusive (aggravée par une somme identique au titre de l'article 700 du code de procédure civile), motifs pris que, parce que la société Nef Service Conseil avait une connaissance de la situation financière de la société Biocrèche (
) donc connaissance des résultats déficitaires et de l'existence d'une dette financière", elle ne pouvait donc sérieusement prétendre que la cession a été effectuée à vil prix et que c'est donc de façon abusive qu'elle a fait procéder au séquestre des actions de Biocrèche, empêchant ainsi un fonctionnement normal", cependant que la connaissance de la dette n'impliquait pas que la valeur de la société soit nulle, la cour d'appel, qui n'a pas constaté que la société Nef Service Conseil avait conscience que son action était vouée à l'échec, mais seulement que celle-ci était infondée, a statué par des motifs insuffisants à caractériser un abus de son droit d'ester en justice et a violé l'article 1240 du code civil. »