3La société Supermercado Barato fait grief à l'arrêt de rejeter ses demandes en paiement d'une indemnité pour trouble commercial et pour déménagement, alors :
« 1°/ que les indemnités allouées doivent couvrir l'intégralité du préjudice direct, matériel et certain, causé par l'expropriation ; qu'en se fondant pour rejeter la demande de la société Supermercado Barato en paiement d'une indemnité pour trouble commercial, sur l'absence de certitude sur sa réinstallation, sans rechercher ainsi qu'elle y était invitée, si la société Supermercado Barato n'avait pas subi un préjudice actuel et direct pour trouble commercial du fait de l'arrêt de l'activité de son établissement secondaire de Marseille, non réparé par l'indemnisation de la valeur du fonds de commerce et par l'indemnité de remploi, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 321-1 du code de l'expropriation ;
2°/ que les indemnités allouées doivent couvrir l'intégralité du préjudice direct, matériel et certain, causé par l'expropriation ; qu'en se fondant pour rejeter la demande de la société Supermercado Barato en paiement d'une indemnité de déménagement, sur l'absence de certitude sur sa réinstallation, sans rechercher ainsi qu'elle y était invitée si elle n'avait pas subi un préjudice, actuel et direct au titre des frais de déménagement, non réparé par l'indemnisation de la valeur du fonds de commerce et par l'indemnité de remploi, dès lors qu'elle était contrainte de libérer les lieux et partant de faire déménager les éléments corporels de son fonds de commerce, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 321-1 du code de l'expropriation. »