8Par son deuxième moyen, l'association fait grief à l'arrêt d'annuler les délibérations du conseil d'administration du 15 mars 2014 et du 12 mars 2016, de désigner un administrateur provisoire, de fixer le nom et l'objet statutaire de l'association tels qu'ils sont mentionnés dans les statuts du 16 mai 1977 et de fixer un droit d'occupation à titre gratuit au profit de la section du parti socialiste de [Localité 4], alors :
« 1°/ qu'il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention ; qu'en retenant, pour faire droit aux demandes d'annulation des délibérations formulées par M. [D] [F] et la Fédération du parti socialiste de la Seine-Saint-Denis, que le dossier de l'APVAN est vide de toute information aussi bien sur les conditions de convocation des membres du conseil et les modalités de leurs discussions, dont il n'est fourni ni ordre du jour ni procès-verbal, que sur les modalités du remplacement des membres du conseil et le point de savoir s'ils répondent aux exigences statutaires, quand il appartenait aux demandeurs à l'action en nullité des délibérations litigieuses de rapporter la preuve de faits propres à établir le bien-fondé de leurs prétentions, la cour d'appel, qui a inversé la charge de cette preuve, a violé les articles 9 et 1315 devenu 1353 du code civil ;
2°/ que le juge a l'obligation de ne pas dénaturer l'écrit qui lui est soumis ; qu'en retenant, pour annuler les délibérations du conseil d'administration de l'Association des amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] du 15 mars 2014 et du 12 mars 2016, que « seuls deux membres ont été en mesure de prendre part à l'élection du nouveau Président, M. [H] [T] dans ces circonstances représentant nécessairement 50 % de la décision, ce qui constitue une violation manifeste de l'article 9 des statuts », quand l'article 9 des statuts de l'association des Amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] relatif au conseil d'administration, n'envisage aucun quorum ni aucune règle prohibant un tel vote, la cour d'appel a dénaturé les termes clairs et précis des statuts de l'association des Amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] et, partant, a violé l'obligation de ne pas dénaturer l'écrit qui lui est soumis ;
3°/ qu'en retenant que les élections de M. [Y] et Mme [C] au bureau sont irrégulières dès lors qu'ils ne sont pas membres du conseil d'administration, sans rechercher, comme elle y était invitée, si l'article 9 des statuts ne permettait pas leur élection provisoire en raison de la vacance de postes, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 ;
4°/ que le juge a l'obligation de ne pas dénaturer l'écrit qui lui est soumis ; qu'en l'espèce, l'article 9 des statuts de l'association des Amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] stipule que « le conseil d'administration choisit parmi ses membres, au scrutin secret, un bureau composé de : a) un président, b) 2 vices présidents, c) un secrétaire, d) un décrétait adjoint, e) un trésorier, f) un trésorier adjoint » ; qu'en retenant, pour annuler les délibérations du conseil d'administration de l'Association des amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] du 15 mars 2014 et du 12 mars 2016, que la composition minimale n'a pas été respectée dès lors que seulement trois membres ont été élus, quand l'article 9 des statuts de l'association des Amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] relatif au conseil d'administration n'impose nullement que tous les postes du conseil d'administration soient de manière obligatoire et en permanence pourvus et n'interdit aucunement qu'une élection ne puisse concerner que certains membres du conseil d'administration, la cour d'appel a dénaturé les termes clairs et précis des statuts de l'association des Amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] et, partant, a violé l'obligation de ne pas dénaturer l'écrit qui lui est soumis ;
5°/ qu'en prononçant la nullité des délibérations du conseil d'administration de l'Association des amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] du 15 mars 2014 et du 12 mars 2016 et des délibérations de l'assemblée générale extraordinaire de l'Association des amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] du 2 avril 2016, sans constater que les irrégularités relevées étaient expressément sanctionnées de nullité par les statuts ou qu'elles avaient eu une incidence sur le déroulement et la sincérité des délibérations, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article 1134 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016. »
9Par son troisième moyen, l'association fait grief à l'arrêt d'annuler les délibérations de l'assemblée générale extraordinaire du 2 avril 2016, de désigner un administrateur provisoire, de fixer le nom et l'objet statutaire de l'association tels qu'ils sont mentionnés dans les statuts du 16 mai 1977 et de fixer un droit d'occupation à titre gratuit au profit de la section du parti socialiste de [Localité 4], alors :
« 1°/ qu'il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention ; qu'en retenant, pour faire droit aux demandes d'annulation des délibérations formulées par M. [D] [F] et la Fédération du parti socialiste de la Seine-Saint-Denis, que l'APVAN ne produit pas la liste de ses membres, mettant ainsi la cour dans l'impossibilité de vérifier que tous ont été convoqués à l'assemblée générale quelles que soient les modalités de cette convocation, et que le quorum requis a été atteint, quand il appartenait aux demandeurs à l'action en nullité des délibérations litigieuses de rapporter la preuve de faits propres à établir le bien-fondé de leurs prétentions, la cour d'appel, qui a inversé la charge de cette preuve, a violé les articles 9 et 1315 devenu 1353 du code civil ;
2°/ que le juge a l'obligation de ne pas dénaturer l'écrit qui lui est soumis ; qu'en l'espèce, les articles 10 et 11 des statuts de l'association des Amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] stipulent que les assemblées générales comprennent tous les membres de l'association ; qu'en retenant néanmoins, pour annuler les délibérations de l'assemblée générale extraordinaire de l'Association des amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] du 2 avril 2016, que l'assemblée générale extraordinaire aurait été « irrégulièrement composée » au motif que sa composition (M. [T], M. [Y] et Mme [C]) était strictement identique à celle de la réunion du 12 mars 2016, quand M. [T], M. [Y] et Mme [C] pouvaient participer à l'assemblée générale en leur qualité de membre de l'association, la cour d'appel a dénaturé les termes clairs et précis des statuts de l'association des Amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] et, partant, a violé l'obligation de ne pas dénaturer l'écrit qui lui est soumis ;
3°/ qu'en prononçant la nullité des délibérations du conseil d'administration de l'Association des amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] du 15 mars 2014 et du 12 mars 2016 et les délibérations de l'assemblée générale extraordinaire de l'Association des amis de la section du parti socialiste de [Localité 4] du 2 avril 2016, sans constater que les irrégularités relevées étaient expressément sanctionnées de nullité par les statuts ou qu'elles avaient eu une incidence sur le déroulement et la sincérité des délibérations, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article 1134 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016. »