Sur le moyen, prise en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
5Les cofidéjusseurs font grief à l'arrêt d'écarter le caractère disproportionné de leurs engagements de caution et de les condamner à payer la caution professionnelle, alors « que les cautions invoquaient au soutien de la disproportion des cautionnements litigieux un jugement du 22 octobre 2020 qui, dans leurs rapports avec la banque, avait jugé que ces mêmes engagements étaient manifestement disproportionnés, de sorte que la banque ne pouvait s'en prévaloir ; qu'en jugeant que les époux [D] n'étaient pas fondés à se prévaloir du caractère disproportionné de leurs engagements pour faire obstacle aux demandes de la caution professionnelle, sans répondre au moyen déterminant tiré de cette précédente décision, assortie de l'autorité de la chose jugée, la cour d'appel a violé l'article 455 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 455 du code de procédure civile :
6Selon ce texte, tout jugement doit être motivé. Le défaut de réponse aux conclusions constitue un défaut de motifs.
7Pour condamner les cofidéjusseurs à payer à la caution professionnelle les sommes acquittées, l'arrêt retient que ceux-ci n'étaient pas fondés à se prévaloir du caractère disproportionné de leurs engagements pour faire obstacle aux demandes de la caution professionnelle.
8En statuant ainsi, sans répondre au moyen des cofidéjusseurs soutenant qu'un jugement définitif avait jugé, dans leurs rapports avec la banque, que ces mêmes engagements étaient manifestement disproportionnés, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences de l'article 455 du code de procédure civile qu'elle a violé.