Sur le premier moyen
Ce que soutenait le demandeur
3L'employeur fait grief à l'arrêt d'être rendu par une cour composée de trois magistrats dont aucun n'avait assisté aux débats, de juger le licenciement disciplinaire sans cause réelle et sérieuse, de le condamner à verser en conséquence au salarié certaines sommes au titre du licenciement ainsi que des frais irrépétibles de première instance et d'appel, alors « qu'il appartient aux juges, devant lesquels l'affaire a été débattue, d'en délibérer ; que l'arrêt rendu en violation des articles 447 et 458 du code de procédure civile est nul. »
Réponse de la Cour
Vu les articles 447 et 458 du code de procédure civile :
4Selon le premier de ces textes, il appartient aux juges, devant lesquels l'affaire a été débattue, d'en délibérer. Il s'ensuit que le magistrat chargé du rapport qui tient seul l'audience pour entendre les plaidoiries doit appartenir à la formation qui délibère de l'affaire.
5Selon le second ce qui est prescrit par le premier doit être observé à peine de nullité.
6Il résulte des énonciations de l'arrêt que l'affaire a été débattue devant un seul magistrat, chargé du rapport, qui n'a pas participé au délibéré.
7En statuant ainsi, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences des textes susvisés.