Ce que soutenait le demandeur
9Mme [H] dite [O] fait grief à l'arrêt de la condamner à payer à M. [G] la somme de 49 136,28 euros à titre d'arriéré de loyers et charges arrêté au 31 décembre 2017, alors « que l'objet du litige est déterminé par les prétentions des parties et que le juge doit se prononcer seulement sur ce qui est demandé ; que monsieur [G] demandait, outre la confirmation du jugement ayant dit que le bail était commercial, la condamnation solidaire de M. [F] et de Mme [O] à lui payer, à titre de provision, la somme de 49 911,28 euros ; que Mme [O] sollicitait pour sa part la réformation du jugement entrepris, la requalification du bail en bail d'habitation notamment à son égard et la fixation du loyer à la somme de 700 euros ; qu'en faisant droit deux fois, d'une part, à l'égard de Mme [O], d'autre part à l'égard de M. [F], à la demande de M. [G] tendant à la condamnation solidaire des preneurs à lui payer la somme de 49 136,28 euros à titre d'arriérés de loyers, charges et indemnité d'occupation, la cour d'appel a méconnu les termes du litige et violé les articles 4 et 5 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu les articles 4, alinéa 1er, et 5 du code de procédure civile :
10Aux termes du premier de ces textes, l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties.
11Selon le second, le juge doit se prononcer sur tout ce qui est demandé et seulement sur ce qui est demandé.
12Alors que M. [G] demandait, dans ses dernières conclusions, la condamnation solidaire de M. [F] et de Mme [H] dite [O] à lui payer la somme de 49 136,28 euros, l'arrêt condamne chacun des locataires au paiement de cette somme.
13En statuant ainsi, la cour d'appel a violé les textes susvisés.