Vu les articles 562 et 954, alinéa 3, du code de procédure civile :
9Il résulte du premier de ces textes que les juges d'appel ne peuvent aggraver le sort de l'appelant sur son appel en l'absence d'appel incident de l'intimé.
10Selon le second, la cour d'appel ne statue que sur les prétentions
énoncées au dispositif des conclusions.
11L'arrêt confirme le jugement en toutes ses dispositions, sauf celles relatives à la déchéance du droit du créancier aux intérêts, et, par conséquent, au montant de la créance et, statuant à nouveau de ce chef infirmé, dit n'y avoir lieu à déchéance du droits aux intérêts et condamne les emprunteurs à payer à la société la somme de 14 523,54 euros avec intérêts au taux contractuel de 6,93 % à compter du 15 juillet 2010 et celle de 500 euros avec intérêts au taux légal compter du 15 juillet 2010.
12En statuant ainsi, alors que, dans le dispositif de ses conclusions, la société demandait la confirmation totale du jugement, la cour d'appel, qui a ainsi infirmé le jugement au préjudice de l'appelant sur un chef non critiqué par l'intimé, a violé les textes susvisés.