Vu l'article 593 du code de procédure pénale :
24Tout arrêt de la chambre de l'instruction doit comporter les motifs propres à justifier la décision. L'insuffisance ou la contradiction des motifs équivaut à leur absence.
25Pour confirmer l'ordonnance de non-lieu du juge d'instruction, l'arrêt attaqué énonce que concernant les faits de discrimination, qui visent la décision de licenciement, les éléments constitutifs n'en sont pas réunis dès lors que la charge de travail de M. [E] n'était pas plus conséquente que celle de ses collègues et que celui-ci n'a plus eu de contact avec ses employeurs et les autres salariés en 2007 du fait de son arrêt de travail.
26Les juges ajoutent que concernant les faits de harcèlement moral, la première série de faits dénoncés, entre janvier et octobre 2005, est couverte par la prescription et que s'agissant de la seconde, entre mai et juillet 2007, les faits allégués ne sont ni précis ni circonstanciés et la prescription également acquise.
27Ils en concluent que c'est à juste titre que le magistrat instructeur a constaté le caractère infondé des allégations du plaignant, celui-ci s'étant contenté de réfuter systématiquement les éléments qui lui étaient défavorables en étant incapable d'opposer le moindre argumentaire sérieux et n'ayant pas hésité à porter des accusations graves de faux témoignage, alors que l'ensemble des témoignages recueillis étaient concordants et corroboraient les décisions rendues par les juridictions sociales, qu'il a ainsi fait preuve d'un esprit procédurier permanent et voulu instrumentaliser la justice pénale et qu'il sera en conséquence constaté le caractère abusif de sa plainte en ce qu'il n'existe pas de charges suffisantes contre quiconque d'avoir commis des faits de harcèlement moral et de discrimination.
28En se déterminant ainsi, la chambre de l'instruction a méconnu le texte susvisé et le principe ci-dessus rappelé.
29En effet, saisie du règlement d'une procédure d'information portant sur des faits qualifiés de faux témoignage, elle s'est déterminée par des motifs portant exclusivement sur des faits distincts qualifiés de harcèlement moral et discrimination ayant donné lieu à une procédure d'information antérieure, et donc impropres à établir tant l'absence de charges suffisantes du chef de faux témoignage que le caractère abusif de la plainte avec constitution de partie civile.
30La cassation est par conséquent encourue.