Ce que soutenait le demandeur
6Le moyen est pris de la violation des articles 475-1 et 593 du code de procédure pénale.
7Il critique l'arrêt attaqué en ce qu'il a condamné la société Orange France Telecom à payer à M. H... I..., Mmes E..., K... et G... I..., la somme de 3 500 euros chacun en application de l'article 475-1 du code de procédure pénale, et a omis de statuer sur les demandes formées par M. S... T... et Mme S... I... fondées sur l'article 475-1 du code de procédure pénale, alors « que les arrêts en dernier ressort sont déclarés nuls lorsqu'il a été omis de prononcer sur une ou plusieurs demandes des parties ; qu'en omettant de statuer sur la demande de S... T... et S... I... tendant à la condamnation de la société Orange à leur verser la somme de 3 500 euros chacun en application de l'article 475-1 du code de procédure pénale, la cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 593 du code de procédure pénale :
8Tout jugement ou arrêt doit comporter les motifs propres à justifier la décision et répondre aux chefs péremptoires des conclusions des parties. L'insuffisance ou la contradiction des motifs équivaut à leur absence.
9Par l'arrêt attaqué du 11 juin 2019, la cour d'appel a infirmé le jugement évaluant le préjudice économique de M. H... I..., Mmes E..., K... et G... I..., statué sur leurs demandes d'indemnisation, débouté la CPAM de sa demande sur l'article 475-1 du code de procédure pénale et condamné la SA Orange à verser à M. H... I..., Mmes E..., K... et G... I... 3 500 euros chacun en application de l'article 475-1 du code de procédure pénale.
10En prononçant ainsi, sans répondre aux conclusions déposées devant elle par M. S... T... et Mme S... X... épouse I... qui sollicitaient une indemnité en application de l'article 475-1 du code de procédure pénale, la cour d'appel a méconnu le texte susvisé.
11La cassation est par conséquent encourue de ce chef.