Vu l'article 593 du code de procédure pénale :
7.Tout jugement ou arrêt doit comporter les motifs propres à justifier la décision et répondre aux chefs péremptoires des conclusions des parties. L'insuffisance ou la contradiction des motifs équivaut à leur absence.
8L'arrêt attaqué, par motifs propres et adoptés, relève, sur l'indemnisation au titre de la perte de chance, que le prévenu a manqué à ses obligations essentielles découlant des contrats signés ; il est établi qu'il a délibérément omis d'exécuter ses obligations contractuelles et failli par ses communications mensongères à ses devoirs de conseil et d'information sur les produits financiers qu'il a proposés.
9Après avoir énoncé qu'il résultait de l'absence de création des SNC et de l'absence d'investissement, une perte de chance d'obtenir un crédit d'impôts, les juges ont évalué le dommage à 70 % du montant investi par les parties civiles MM. I..., A... et U..., la société Bernab, et les époux F....
10En se déterminant ainsi, alors qu'il résultait de leurs propres constatations qu'en application de la loi « Girardin », les investisseurs pouvaient obtenir des réductions d'impôt limitées à 44,12 % ou 45,30 % des sommes investies, ainsi que le prévoit l'article 199 undecies B du code général des impôts, la cour d'appel, qui ne pouvait évaluer l'indemnisation de la perte de chance à un montant supérieur au dommage subi et n'a pas répondu aux conclusions déposées en ce sens par l'appelant, n'a pas justifié sa décision.
11La cassation est en conséquence encourue.