Examen du moyen unique, pris en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
7Les sociétés Pnsa, Normafi, Cepra, Sfir et Scorgim, ainsi que M. L..., en sa qualité de commissaire à l'exécution des plans de continuation des sociétés Pnsa et Normafi, font grief à l'arrêt de condamner chacun d'eux au paiement d'une amende civile d'un montant de 10 000 euros alors que : « l'exercice d'une action en justice constitue en principe un droit et ne peut dégénérer en abus, susceptible d'être sanctionnée par une amende civile, que dans le cas de malice, mauvaise foi ou d'erreur grossière équipollente au dol ; que dès lors, en retenant, pour considérer que l'action tendant à voir étendre les opérations d'expertise à M. Y... et à Mme G..., ès qualités, serait abusive, qu'aucune pièce n'était apportée, ni aucun moyen développé, de nature à permettre de justifier la demande, tout en relevant, par motifs propres, que l'expert avait lui-même "constaté que les mandataires judiciaires auraient commis un certain nombre de fautes sans lien avec la procédure de revendication et qu'il était nécessaire de poursuivre l'expertise au contradictoire de ces deux mandataires judiciaires pour qu'il puisse recueillir leurs observations", ce dont il résultait que l'action, qui avait pour objet de satisfaire aux exigences de l'expert, était justifiée par des considérations objectives exclusives de toute intention malicieuse de nature à constituer un abus, la cour l'appel, qui n'a pas tiré les conséquences de ses propres constatations, a violé l'article 32-1 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 32-1 du code de procédure civile :