Sur le premier moyen, pris en sa deuxième branche
Ce que soutenait le demandeur
6M. U... fait grief à l'arrêt de déclarer recevables les demandes présentées par Mme B... à son encontre, en résiliation du bail et en paiement de fermages, alors « qu'en affirmant que M. U... avait élevé une prétention à son profit tout en confirmant le chef de dispositif du jugement constatant que M. U..., intervenant volontaire, n'avait présenté aucune demande, la cour d'appel s'est contredite et a violé l'article 455 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 455 du code de procédure civile :
7Selon ce texte, tout jugement doit être motivé. La contradiction entre les motifs équivaut à un défaut de motifs.
8Pour dire que les demandes de Mme B... étaient recevables sans tentative préalable de conciliation en première instance, l'arrêt retient que l'intervention volontaire de M. U... a été admise par le tribunal paritaire et qu'il s'en déduit que celle-ci se rattachait aux prétentions des parties originaires par un lien suffisant, de sorte qu'il est devenu une partie au procès, revendiquant le maintien du bail rural à son profit, à l'encontre de laquelle Mme B... pouvait présenter des demandes reconventionnelles.
9En statuant ainsi, en retenant que M. U... avait élevé une prétention à son profit, tout en confirmant le chef de dispositif du jugement constatant que M. U..., intervenant volontaire, n'avait formé aucune demande, la cour d'appel, qui s'est contredite, n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé.