Sur le moyen unique, pris en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
4Mme I... fait grief à l'arrêt de rejeter ses demandes, alors « que, dans ses conclusions d'appel, la SCP ne niait pas l'existence d'un préjudice, mais se contentait de soutenir que Mme I... avait subi une perte de chance, dont la réparation devait être limitée ; qu'en niant totalement l'existence d'un préjudice, la cour d'appel a méconnu les termes du litige, violant l'article 4 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 4 du code de procédure civile :
5Selon ce texte, l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties.
6Pour rejeter les demandes de Mme I..., après avoir constaté l'existence d'une faute de la SCP dans l'accomplissement de son devoir d'information lui ayant fait perdre une chance de ne pas céder le bien, l'arrêt relève que la preuve de l'existence d'un préjudice n'est pas rapportée.
7En statuant ainsi, alors que si, dans ses conclusions, la SCP contestait l'existence d'une faute, elle concluait à l'existence d'une faible perte de chance, la cour d'appel, qui a modifié l'objet du litige, a violé le texte susvisé.