Attendu, selon l'arrêt attaqué, que, le 24 février 2014, à la suite d'un démarchage à domicile, M. et Mme B... (les emprunteurs) ont conclu avec la société UNAH-SFAH (le vendeur) un contrat d'étude, fourniture et installation d'un système de production d'électricité d'origine photovoltaïque ; que, le même jour, la société Franfinance (la banque) leur a consenti un crédit destiné à financer cette acquisition ; que le vendeur a été mis en liquidation judiciaire, M. W... étant désigné en qualité de mandataire liquidateur, ensuite remplacé par M. N... ; qu'à la suite d'impayés, la banque a assigné en paiement les emprunteurs, qui ont sollicité l'annulation du contrat de vente et celle du contrat de prêt, lesquelles ont été prononcées ; qu'en outre, ils ont invoqué une faute de la banque liée à la délivrance des fonds ;
Attendu que, pour condamner les emprunteurs à restituer la somme de 14 000 euros, l'arrêt retient qu'eu égard à la brièveté du délai entre la signature des contrats et l'attestation de fin de travaux, la banque aurait dû vérifier si les travaux et les prestations fournies par le vendeur pouvaient être réalisés ; qu'il relève que l'installation n'est toujours pas reliée au réseau ERDF et que, si la banque avait refusé de payer la totalité de la somme au vendeur et s'était assurée au préalable de la totale exécution des prestations dues, les emprunteurs auraient a priori obtenu cette exécution complète ; qu'il ajoute que, si ceux-ci ont bénéficié de la plus grande partie des prestations convenues, la faute de la banque leur a fait perdre une chance d'obtenir la mise en service de l'installation dans le délai prévu et les a exposés à divers désagréments ;