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CassationPublié au Bulletin

Cour de cassation, première chambre civile, 2 décembre 2015, n° 14-50.075

ECLI:FR:CCASS:2015:C101394

La Cour annule tout ou partie de la décision attaquée

Sommaire de la Cour

Viole, par fausse application, l'article 5 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, par refus d'application, l'article 78-2, alinéa 8, du code de procédure pénale, le premier président qui rejette une demande de prolongation de rétention administrative d'un étranger au motif que le contrôle d'identité a eu lieu à proximité du siège d'une association qui se livre à une action d'aide aux populations défavorisées, de sorte que l'interpellation était déloyale, alors que ce contrôle est intervenu conformément aux instructions d'un officier de police judiciaire, dans des conditions de temps et de lieu préalablement déterminées en application de l'article 78-2, alinéa 8, précité, sans qu'aucune manoeuvre déloyale ne puisse être reprochée à l'administration

Articles du code de procédure pénale visés

Suivre l'article 78-2 du code de procédure pénale

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