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CassationFormation : Formation restreinte

Cour de cassation, chambre sociale (Formation restreinte), 14 octobre 2026, n° 25-13.029

ECLI:FR:CCASS:2026:SO00822

La Cour annule tout ou partie de la décision attaquée

Extrait des motifs

Réponse de la Cour Vu l'article 4 du code de procédure civile : 6. Selon ce texte, l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties. 7. Pour condamner l'employeur à payer au salarié une somme à titre de dommages et intérêts pour licenciement nul, l'arrêt retient que les faits de harcèlement subis par ce dernier sont suffisamment graves pour justifier la résiliation de son contrat de travail produisant les effets d'un licenciement nul. 8. En statuant ainsi, alors que dans ses conclusions le salarié ne demandait pas que la résiliation du contrat de travail produise les effets d'un licenciement nul mais les effets d'un licenciement sans cause réelle et s

Extrait des motifs de l'arrêt, cité mot pour mot : cette décision n'a pas de sommaire publié.

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Articles du code de procédure civile visés

L'arrêt, étape par étape

Texte de la Cour, cité mot pour mot. Les noms sont remplacés par des initiales par la Cour elle-même.

Les faits et la procédure

1Selon l'arrêt attaqué (Paris, 28 novembre 2024), M. [R] [K] a été engagé en qualité de vendeur le 1er avril 1989 dans un commerce de fleurs, exploité en dernier lieu par son frère, M. [V] [K].

2Le salarié a été licencié le 23 mai 1991, puis réembauché au mois d'août 1992.

3A la suite d'une altercation avec son employeur, reconnue comme un accident du travail, le salarié a été placé en arrêt de travail le 12 octobre 2012.

4Le 23 janvier 2015, il a saisi la juridiction prud'homale afin d'obtenir la résiliation de son contrat de travail et le paiement de diverses sommes de nature salariale et indemnitaire.

Les questions examinées par la Cour

Sur le moyen

Ce que soutenait le demandeur

5L'employeur fait grief à l'arrêt de prononcer, à la date du 28 novembre 2024, la résiliation judiciaire du contrat de travail produisant les effets d'un licenciement nul et de le condamner à payer au salarié une somme à titre d'indemnité pour licenciement nul, alors « que l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties ; qu'en prononçant la résiliation judiciaire du contrat de travail produisant les effets d'un licenciement nul et en condamnant l'employeur à payer au salarié une indemnité pour licenciement nul, quand ce dernier ne demandait pas de voir produire à la résiliation les effets d'un licenciement nul ni le paiement d'une indemnité pour licenciement nul, la cour d'appel a violé l'article 4 du code de procédure civile. »

Réponse de la Cour

Vu l'article 4 du code de procédure civile :

6Selon ce texte, l'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties.

7Pour condamner l'employeur à payer au salarié une somme à titre de dommages et intérêts pour licenciement nul, l'arrêt retient que les faits de harcèlement subis par ce dernier sont suffisamment graves pour justifier la résiliation de son contrat de travail produisant les effets d'un licenciement nul.

8En statuant ainsi, alors que dans ses conclusions le salarié ne demandait pas que la résiliation du contrat de travail produise les effets d'un licenciement nul mais les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse et qu'il sollicitait une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a modifié l'objet du litige et violé le texte susvisé.

Portée et conséquences de la cassation

Réponse de la Cour

9La cassation du chef de dispositif condamnant l'employeur à payer au salarié une somme à titre de dommages et intérêts pour licenciement nul n'emporte pas celle des chefs de dispositif de l'arrêt le condamnant aux dépens ainsi qu'au paiement d'une somme en application de l'article 700 du code de procédure civile, justifiés par d'autres condamnations prononcées à l'encontre de celui-ci.

La décision

  • CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il prononce la résiliation judiciaire du contrat de travail à la date du 28 novembre 2024 aux torts exclusifs de l'employeur produisant les effets d'un licenciement nul et condamne M. [V] [K] à payer à M. [R] [K] la somme de 27 500 euros à titre d'indemnité pour licenciement nul, l'arrêt rendu le 28 novembre 2024, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ;
  • Remet, sur ce point, l'affaire et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant cet arrêt et les renvoie devant la cour d'appel de Paris, autrement composée ;
  • Condamne M. [R] [K] aux dépens ;
  • En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande formée par M. [R] [K] ;
  • Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

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Citer cette page : « Cour de cassation, chambre sociale (Formation restreinte), 14 octobre 2026, n° 25-13.029 », Legitym — legitym.com/fr/jurisprudence/ECLI%3AFR%3ACCASS%3A2026%3ASO00822 · mis à jour le 23 octobre 2026 · Réf. LGT-F0A77RJZ