1Selon l'arrêt attaqué (Paris, 7 novembre 2024), M. [H] a été engagé par la société Semepam le 2 septembre 1985 en qualité d'afficheur monteur. Le 21 janvier 2013, il a été victime d'un accident du travail et a été placé en arrêt de travail jusqu'au 6 avril 2014.
2Le 1er novembre 2014, son contrat de travail a été transféré à la société Derichebourg SNG.
3Le salarié a été reconnu travailleur handicapé le 20 novembre 2014.
4Le 27 mai 2015, il a été élu membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Lors du renouvellement du comité en 2017, le salarié n'a pas été réélu.
5Le 17 juin 2016, le médecin du travail l'a déclaré inapte à son poste d'afficheur, et apte à un poste sédentaire de bureau, sans port de charges, ni station debout prolongée.
6Après son refus de deux propositions de poste de reclassement, par décision du 21 décembre 2016, l'inspecteur du travail a refusé d'autoriser son licenciement. Le salarié a refusé deux nouvelles propositions de reclassement le 9 mai 2017. Par décision du 11 septembre 2017, l'inspecteur du travail a de nouveau refusé d'autoriser son licenciement.
7Après un nouvel avis du 20 octobre 2017 d'inaptitude à son poste mais d'aptitude à un poste sédentaire sans port de charges, sans travail en hauteur et sans station debout prolongée, l'employeur lui a proposé un poste de reclassement le 10 novembre suivant, lequel a été refusé par le salarié le 21 novembre 2017.
8Le 21 novembre 2017, l'employeur a convoqué le salarié à un entretien préalable à un éventuel licenciement fixé au 6 décembre 2017 et lui a notifié son licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement par lettre du 11 décembre 2017.
9Le salarié et le syndicat Info'Com CGT/CSTP (le syndicat) ont saisi le 12 mars 2018 la juridiction prud'homale de demandes tendant à la nullité du licenciement, à la réintégration du salarié et à la condamnation de l'employeur au paiement de diverses sommes.
10En cours d'instance, la société Bambooh services est venue aux droits de la société Derichebourg SNG et a fait l'objet d'un redressement judiciaire. Par jugement du 3 juin 2024, le tribunal de commerce de Melun a prononcé la liquidation judiciaire de la société Bambooh services et a désigné la société MJC2A, prise en la personne de M. [J], en qualité de mandataire liquidateur.