8L'employeur fait grief à l'arrêt de dire que la salariée a été victime de discrimination et que la prise d'acte produit les effets d'un licenciement nul, et de le condamner au paiement d'une indemnité compensatrice de préavis et des congés payés afférents, d'une indemnité de licenciement et d'une somme au titre de la prise d'acte de la rupture produisant les effets d'un licenciement nul, alors « que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur empêchant la poursuite du contrat de travail ; qu'en l'espèce, la cour d'appel a jugé la prise d'acte du 18 septembre 2021 fondée parce que Mme [G] avait été victime d'une discrimination à raison de l'état de santé, remontant à 2015, caractérisée par le fait qu'à cette époque l'employeur a supprimé des primes qui n'ont pas en totalité été intégrées au salaire de base, puisqu'il a été augmenté de 120 euros quand la moyenne mensuelle des primes représentait 170 euros pour un temps plein ; qu'en affirmant qu' ''il s'en déduit que [la] prise d'acte fondée sur une discrimination liée à l'état de santé qui, pour être effectivement ancienne (2015) a persisté jusqu'en 2021, soit jusqu'à sa prise d'acte, produit les effets d'un licenciement nul, le jugement déféré étant infirmé sur ce point'', sans rechercher si le manquement retenu à l'encontre de l'employeur était suffisamment grave pour empêcher la poursuite du contrat de travail, ce qui ne ressort pas de sa motivation, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1231-1 du code du travail. »