Sur le premier moyen, pris en sa première branche
Ce que soutenait le demandeur
3Le cotisant fait grief à l'arrêt de valider la contrainte, alors « qu'à peine d'irrecevabilité relevée d'office, les parties ne peuvent soumettre à la cour de nouvelles prétentions si ce n'est pour opposer compensation, faire écarter les prétentions adverses ou faire juger les questions nées de l'intervention d'un tiers, ou de la survenance ou de la révélation d'un fait ; qu'en matière d'opposition à contrainte, la qualité de défendeur appartient à la partie qui saisit le tribunal aux fins de voir statuer sur la régularité des contraintes qui lui ont été délivrées ; qu'en retenant que les demandes tendant à voir prononcer la nullité de la lettre d'observations, de la mise en demeure et de la contrainte subséquente étaient irrecevables pour ne pas avoir été formées devant les premiers juges, quand le cotisant avait la qualité de défendeur et pouvait invoquer, en appel, des exceptions de nullité pour faire écarter les prétentions de l'URSSAF, la cour d'appel a violé l'article 564 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 564 du code de procédure civile :
4Aux termes de ce texte, à peine d'irrecevabilité relevée d'office, les parties ne peuvent soumettre à la cour de nouvelles prétentions si ce n'est pour opposer compensation, faire écarter les prétentions adverses ou faire juger les questions nées de l'intervention d'un tiers, ou de la survenance ou de la révélation d'un fait.
5Il en résulte que l'opposant à contrainte est recevable à présenter, pour la première fois en cause d'appel, les demandes d'annulation de la lettre d'observations, de la mise en demeure et de la contrainte sur lesquelles se fonde l'URSSAF pour agir à son encontre.
6Pour déclarer irrecevables les demandes du cotisant tendant à voir prononcer la nullité de la lettre d'observations, de la mise en demeure et de la contrainte subséquente, l'arrêt relève qu'elles n'ont pas été soumises aux premiers juges.
7En statuant ainsi, alors que ces demandes ne tendaient qu'à faire écarter les prétentions adverses, la cour d'appel a violé le texte susvisé.