Sur le moyen, pris en sa deuxième branche
Ce que soutenait le demandeur
4La caisse fait grief à l'arrêt de déclarer irrecevable sa demande de révision de la pension de réversion, et en conséquence de lui ordonner rétroactivement de procéder au paiement de la retraite de réversion non-versée depuis le mois de septembre 2018, alors « que le juge, tenu de trancher le litige conformément aux règles de droit qui lui sont applicables, doit préciser le fondement juridique de sa décision ; qu'en sanctionnant le défaut de notification d'une décision formelle de révision par la dénégation pure et simple du droit de la CNAV de réviser la pension de réversion sans préciser le fondement juridique de cette décision, la cour d'appel a violé l'article 12 du code de procédure civile. »
Réponse de la Cour
Vu l'article 12 du code de procédure civile :
5Le juge, tenu de trancher le litige conformément aux règles de droit qui lui sont applicables, doit préciser le fondement juridique de sa décision.
6Pour déclarer irrecevable la demande en révision de la pension de réversion, ayant constaté que la perception par l'assurée de ses avantages personnels n'a été portée à la connaissance de la caisse que lors du retour du questionnaire le 21 août 2017, l'arrêt retient que la caisse ne justifie pas de la réception par celle-ci de la lettre du 6 septembre 2018. Elle en déduit que la caisse ne justifie d'aucune décision notifiée à l'assurée portant révision de la pension de réversion avec mention des voies et délais de recours.
7En statuant ainsi, sans préciser le fondement juridique de sa décision, la cour d'appel a violé le texte susvisé.