4La société fait grief à l'arrêt de juger le licenciement du salarié dépourvu de cause réelle et sérieuse et de la condamner à lui payer des sommes à titre de rappel de salaire durant la mise à pied conservatoire, outre les congés payés afférents, d'indemnité compensatrice de préavis, outre les congés payés afférents, d'indemnité légale de licenciement, de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ainsi qu'à titre de dommages-intérêts pour licenciement brutal et vexatoire, alors :
« 1°/ que la responsable des ressources humaines d'une entreprise du groupe auquel appartient la société employeur du salarié licencié, qui assure la paie de cette société, ne peut être considérée comme étant étrangère à la société employeur ; qu'en retenant, pour juger le licenciement du salarié sans cause réelle et sérieuse, que l'employeur échouait à démontrer que Mme [K], signataire de la lettre de licenciement, n'était pas une personne étrangère à la société employeur FMC Bymycar, après avoir pourtant constaté que Mme [K] était responsable des ressources humaines de la société GVA BMC, entreprise du même groupe, et traitait la paie de la société FMC Bymycar – ce qui démontrait son lien avec l'entreprise employeur –, qu'il résultait des explications de l'employeur qu'elle avait signé la lettre de licenciement pour ordre du directeur de site, M. [H], qui avait lui-même reçu délégation pour licencier M. [E], et que la lettre de licenciement signée ''pour ordre'' au nom de l'employeur suffit à rapporter la preuve de l'existence d'un mandat réputé avoir fait l'objet d'une ratification a posteriori dès lors que la procédure de licenciement est menée à terme sans contestation du mandant, la cour d'appel, qui n'a pas tiré les conséquences de ses constatations, a violé l'article L. 1232-6 du code du travail ;
2°/ que si les règles relatives à la notification du licenciement interdisent à l'employeur de donner mandat à une personne étrangère à l'entreprise pour conduire la procédure de licenciement jusqu'à son terme, ledit mandat ne saurait être réservé aux seuls salariés de la société mère ou d'une société exerçant un pouvoir sur la société employeur ou à ceux exerçant des fonctions de ressources humaines au sein de cette société ; qu'il revient au juge d'apprécier si, dans les faits, le signataire de la lettre de licenciement présente ou non un lien réel et suffisant avec la société employeur ; qu'en retenant, pour juger le licenciement sans cause réelle et sérieuse, qu'il n'était pas démontré que Mme [K], signataire de la lettre de licenciement, n'était pas étrangère à la société employeur, aux motifs que la société FMC Bymycar n'établissait pas que l'intéressée était en charge de la gestion des ressources humaines de l'employeur ni que la société GVA BMC, dont était issue Mme [K], occupait la place de société mère au sein du groupe ou exerçait un pouvoir sur la société FMC Bymycar, considérations qui, par elles-mêmes, n'étaient pourtant pas de nature à exclure le lien organisationnel existant entre Mme [K] et la société FMC Bymycar, constaté par la cour elle-même, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail. »