6Le syndicat CFDT fait grief à l'arrêt de déclarer son action irrecevable pour défaut de mise en cause de la totalité des signataires de l'accord du 26 août 2013, alors :
« 4°/ qu'aux termes de l'article L. 2262-11 du code du travail, les organisations ou groupements ayant la capacité d'agir en justice, liés par une convention ou un accord, peuvent intenter en leur nom propre toute action visant à obtenir l'exécution des engagements contractés et, le cas échéant, des dommages-intérêts contre les autres organisations ou groupements, leurs propres membres ou toute personne liée par la convention ou l'accord ; qu'en subordonnant l'exercice de cette action à la mise en cause de tous les signataires de l'accord, quand une telle condition ne figure pas à l'article L. 2262-11 du code du travail, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
5°/ que selon l'article L. 2132-3 du code du travail, les syndicats professionnels ont le droit d'agir en justice et peuvent, devant toutes les juridictions, exercer tous les droits réservés à la partie civile concernant les faits portant un préjudice direct ou indirect à l'intérêt collectif de la profession qu'ils représentent ; qu'ils en soient ou non signataires, les syndicats professionnels sont recevables, sur le fondement de ce texte, à demander l'exécution d'une convention ou d'un accord collectif de travail, même non étendu, son inapplication causant nécessairement un préjudice à l'intérêt collectif de la profession ; qu'en subordonnant l'exercice de cette action à la mise en cause de tous les signataires de l'accord, quand une telle condition ne figure pas à l'article L. 2132-3 du code du travail, la cour d'appel a violé le texte susvisé. »