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CassationPublié au Bulletin

Cour de cassation, chambre sociale, 12 mars 2014, n° 12-20.108

ECLI:FR:CCASS:2014:SO00515

La Cour annule tout ou partie de la décision attaquée

Sommaire de la Cour

Lorsqu'elle est justifiée, la prise d'acte de la rupture du contrat de travail par un salarié protégé, du fait de l'inexécution par l'employeur de ses obligations contractuelles, produit les effets d'un licenciement nul et ouvre droit, au titre de la violation du statut protecteur, à une indemnité forfaitaire égale aux salaires que le salarié aurait dû percevoir jusqu'à la fin de la période de protection en cours. L'autorisation de licenciement donnée par l'autorité administrative, antérieurement à la prise d'acte justifiée, n'a pas pour effet de priver le salarié protégé du bénéfice de cette indemnité

Articles du code du travail visés