6Le salarié fait grief à l'arrêt de dire que le licenciement pour faute grave dont il a fait l'objet est justifié et de le débouter de ses demandes d'indemnité compensatrice de préavis, de congés payés afférents, d'indemnité conventionnelle de licenciement, de rappel de salaire sur mise à pied et d'indemnité pour licenciement abusif, alors « que le non-respect d'un délai suffisant entre la convocation du salarié et la tenue de l'audience au cours de laquelle le comité d'entreprise chargé de rendre un avis est amené à statuer sur la pertinence de la sanction envisagée par l'employeur qui a eu pour effet de priver le salarié de la possibilité d'assurer utilement sa défense constitue la violation d'une garantie de fond ; que la décision de l'autorité administrative annulant l'autorisation de licencier un salarié protégé en raison du non-respect d'un délai suffisant entre la convocation du salarié et la tenue de l'audience devant le comité qui a eu pour effet de priver le salarié de la possibilité d'assurer utilement sa défense s'impose au juge judiciaire ; que, par un arrêt du 26 avril 2013, la cour administrative d'appel de Versailles a, par une décision désormais définitive, expressément jugé que [M. [O]] n'a pas disposé d'un délai suffisant pour préparer son audition devant cette instance" et que par suite la procédure de licenciement a été entachée d'une irrégularité qui entraîne l'illégalité de la décision de l'inspecteur du travail du 5 mai 2009 autorisant le licenciement de M. [O] et celle du ministre du travail du 13 novembre 2009 rejetant le recours hiérarchique formé par ce dernier" ; qu'en décidant dès lors qu' il résulte du compte-rendu de cette réunion qui a commencé à 15 heures et s'est terminé à 17 heures, par un vote à bulletins secret favorable au licenciement du salarié (six voix pour, une abstention et aucune voix contre le licenciement) que M. [O] a pu, nonobstant l'enchaînement de son entretien préalable et de son audition, faire valoir ses arguments en défense après l'exposé de l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés par l'employeur" et que la précipitation dont a fait preuve la société Bwt France dans la mise en oeuvre de la procédure de licenciement ne constitue pas, dans ces circonstances, une violation d'une garantie de fond de nature à priver le licenciement de cause réelle et sérieuse, dès lors que M. [O] a été en mesure d'assurer utilement sa défense devant le comité d'entreprise", cependant que la décision de la cour administrative d'appel de Versailles du 26 avril 2013 - jugeant explicitement que le salarié n'avait pu exercer utilement son droit à la défense - s'opposait à ce que le juge judiciaire décide le contraire et qu'il en résultait, ainsi, la violation d'une garantie de fond privant le licenciement de cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a violé la loi des 16-24 août 1790, le décret du 16 fructidor an III et le principe de la séparation des pouvoirs. »