Vu les articles L. 3141-3 du code du travail et 1353 du code civil :
7Aux termes du premier de ces textes, le salarié a droit à un congé de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur.
8Eu égard à la finalité qu'assigne aux congés payés annuels la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003, concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail, il appartient à l'employeur de prendre les mesures propres à assurer au salarié la possibilité d'exercer effectivement son droit à congé, et, en cas de contestation, de justifier qu'il a accompli à cette fin les diligences qui lui incombent légalement.
9Pour débouter le salarié de sa demande en paiement au titre des congés payés, l'arrêt retient que le salarié expose qu'il a droit à vingt-cinq jours de congés payés au titre de la période du 1er juin 2015 au 31 mai 2016, antérieure à ses arrêts de travail et de vingt-deux jours au titre de la période du 1er juin 2016 au 28 février 2018, représentant un total de 2 416,39 euros. L'arrêt ajoute que le salarié ne fournit toutefois aucune explication et ne produit aucune pièce au soutien de ces allégations.
10En statuant ainsi, alors, d'une part, qu'elle avait constaté que le salarié avait été engagé à compter du 5 novembre 2014, d'autre part, qu'il appartient à l'employeur, débiteur de l'obligation du paiement de l'intégralité de l'indemnité due au titre des jours de congés payés, qui en conteste le nombre acquis, d'établir qu'il a exécuté son obligation, la cour d'appel a violé les textes susvisés.