19L'employeur fait grief à l'arrêt de déclarer recevables les demandes du salarié de requalification de son contrat de travail à temps partiel en contrat de travail à temps complet, de prononcer, en conséquence, la résiliation judiciaire du contrat à ses torts, de le condamner au paiement de diverses sommes à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, de rappel de salaire pour la période de juin 2000 à octobre 2017, de congés payés afférents, d'indemnité compensatrice de préavis, de congés payés afférents et de rappel de prime de treizième mois et de lui ordonner de remettre un bulletin de paie récapitulatif conforme, alors :
« 2°/ que tout jugement doit être motivé à peine de nullité ; que le juge ne saurait procéder par voie de simple affirmation ; qu'en se contentant de retenir que même si l'horaire est restée à temps partiel, l'employeur ne justifie pas de la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaines ou les semaines du mois en méconnaissance de l'article L. 3123-6 du code du travail, sans autrement justifier en fait cette appréciation, quand la société et les organes de la procédure de sauvegarde faisaient valoir au contraire à l'instar du jugement du conseil de prud'hommes dont la confirmation sur ce point était sollicitée que non seulement le salarié, également associé du journal, avait lui-même rappelé dans une note qu'il avait faite le 17 mars 2014 à M. [I] le temps qu'il consacrait à l'écriture de ses livres et le nombre de livres qu'il avait écrit (une trentaine), ce qui excluait qu'il ait travaillé à temps complet pour le journal mais de surcroît que les attestations versées aux débats quant à l'organisation du travail durant la semaine n'établissaient aucunement que l'intéressé effectuait des heures de travail au-delà de 20h43, ces mêmes pièces justifiant en outre du fait que le salarié pouvait prévoir à quel rythme il devait travailler et qu'il n'était dès lors nullement dans l'obligation de se tenir constamment à la disposition de son employeur, peu important à cet égard l'existence d'une erreur sur les bulletins de paie pendant plus de 12 ans jusqu'à la saisine du conseil de prud'hommes, la cour d'appel a procédé par voie de simple affirmation et violé l'article 455 du code de procédure civile ;
3°/ que les juges ne peuvent accueillir ou rejeter les demandes dont ils sont saisis sans examiner tous les éléments de preuve qui leur sont fournis par les parties au soutien de leurs prétentions ; qu'en se bornant à affirmer, pour requalifier le contrat de travail à temps partiel en contrat de travail à temps complet que l'employeur ne justifie pas de la répartition de la durée de travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois en méconnaissance des dispositions de l'article L. 3123-6 du code du travail sans justifier concrètement son appréciation au regard des éléments de fait et de preuve produits aux débats et notamment des attestations produites aux débats par la société démontrant que le salarié, qui était également associé du journal, disposait d'une très grande autonomie pour organiser son temps de travail, la cour d'appel a méconnu les exigences de l'article 455 du code de procédure civile. »