Vu les articles L. 3245-1 du code du travail, dans sa rédaction issue de la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013, et 21-V de ladite loi :
5Il résulte de ces textes qu'en cas de réduction de la durée du délai de prescription, ce nouveau délai court à compter de l'entrée en vigueur de la loi nouvelle sans que la durée totale puisse excéder la durée prévue par la loi antérieure.
6Pour dire irrecevable comme prescrite l'action du salarié pour la période antérieure au 17 février 2011, l'arrêt, après avoir rappelé les dispositions nouvelles de l'article L. 3245-1 du code du travail, retient qu'il résulte de ce texte que la date à prendre en considération est celle de la rupture du contrat de travail, soit le 17 février 2014, de sorte que le salarié est recevable en son action relative au paiement des salaires dus au titre des trois années précédant la rupture, soit le 17 février 2011, et que le jugement sera par conséquent infirmé de ce chef en ce qu'il a statué sur les demandes découlant de la prescription retenue.
7En statuant ainsi, alors qu'elle avait constaté que le salarié, qui sollicitait le paiement de rappels de salaire pour la période du 11 mai 2009 au 28 février 2014, avait saisi la juridiction prud'homale le 15 avril 2014, ce dont il résultait que la prescription de trois ans issue de la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 était applicable aux créances salariales non prescrites à la date de promulgation de la loi, sans que la durée totale de prescription ne puisse excéder cinq ans, de sorte que les demandes du salarié portant sur des créances nées postérieurement au 15 avril 2009 n'étaient pas prescrites, la cour d'appel a violé les textes susvisés.